Pourquoi avoir choisi la forme d’un livre pour parler aujourd’hui du médicament ?
Je suis impliqué dans la vie collective au service de l’intérêt général depuis fort longtemps. Or, j’observe que nous sommes dans une phase cruciale de mutation . C’est le moment de faire le point. J’ai choisi le livre pour répondre aux questions légitimes du public sur le médicament et mieux faire comprendre le rôle des industriels du médicament dans la société. J’avais envie de proposer une sorte de manuel de décodage sur notre environnement si complexe. Et aussi parce que, contrairement à nos détracteurs, nous avons parfois du mal à nous exprimer dans les médias.
Vous avez l’impression que le rôle des entreprises du médicament est mal compris ?
On peut nous critiquer, mais à condition que ces critiques soient légitimes. On peut nous reprocher, par exemple, de ne pas être assez pédagogues pour mieux faire percevoir à l’opinion le rôle des industriels du médicament dans le progrès thérapeutique. Mais nous accuser d’être la seule cause du déficit de la Sécurité Sociale est une vision réductrice des choses. L’impact du médicament est aujourd’hui mieux perçu. Il est vrai qu’en permettant d’éviter nombre d’hospitalisations et d’arrêts de travail, c’est l’un des investissements les moins chers dans le domaine de la santé!
Pourquoi avoir sous-titré ce livre « Le temps des alliances » ?
Les alliances s’imposent, notamment dans le domaine de la recherche, c’est pourquoi nous venons de créer l’ARIIS. Elles doivent s’inscrire dans un processus européen et même mondial, avec de nombreux défis à relever : maladies cardiovasculaires, cancers, maladie d’Alzheimer, maladies infectieuses…Mais pour nous, l’alliance ultime à rechercher, c’est le contrat que nous devons passer avec la société. Certainement l’un des plus ambitieux et des plus exigeants à conclure. J’espère que cet ouvrage y contribuera.
Conférence de presse du 17 juin 2010 [+]