Le Comité Vaccins des Entreprises du Médicament présente les résultats d´une enquête européenne conduite en 2004 sur la perception de la vaccination auprès du grand public européen et des professionnels de santé
Dans tous ces pays, la vaccination bénéficie d´une forte adhésion aussi bien dans le grand public que chez les professionnels. La vaccination est reconnue comme un acte important dans tous les pays par une large majorité du public.
Avec 87 % de réponses favorables, la France se situe dans la moyenne européenne (Allemagne 86 %, Espagne 91 %, Italie 81 %, Grande-Bretagne 90 %). Seuls 3 % des français expriment une perception très négative des vaccins.
Au-delà de cette forte homogénéité européenne, la France fait apparaître des spécificités sur plusieurs point :
· Le grand public perçoit mal le rôle de la prévention en général : 16 % des personnes interrogées reconnaissent les actes de prévention comme importants, ce taux est le plus faible d´Europe, loin derrière l´Espagne notamment (51 %),
· Les médecins français ont une perception extrêmement positive des vaccins : 99 % des professionnels interrogés ont une perception très positive (86 %) ou positive (13 %),
· Ils se réfèrent, en revanche, moins souvent aux recommandations officielles que leurs confrères européens : 81 % déclarent se conformer au calendrier vaccinal contre 93 % en moyenne dans les autres pays, leurs principales sources d´information étant la littérature scientifique (74 %), devant les recommandations des autorités de santé (13 %). Ce pourcentage est le plus faible d´Europe (37 % en moyenne dans les autres pays),
· Malgré une perception très positive, les médecins français ne sont que faiblement promoteurs de la vaccination, notamment chez l´adulte. Le grand public en France s´informe largement sur les vaccins via les médias et se trouve donc souvent en démarche volontaire de demande de vaccination, essentiellement chez l´adulte. S´agissant de la vaccination grippale, les médecins français ne sont cités comme source d´information que dans 35 % des cas, contre 65% pour la moyenne européenne. Seuls les pédiatres restent les principaux prescripteurs de la vaccination chez l´enfant.
Les vaccins qui bénéficient d´un fort niveau d´adhésion, ne sont, en revanche, pas toujours bien connus : ainsi la multiplicité des vaccins aujourd´hui mise à disposition est parfois un facteur de confusion pour le grand public. En France, cela se traduit, notamment parmi les personnes ayant une perception plutôt négative de la vaccination, par un fort taux de justification de cette position par « trop de vaccination »
Une innovation qui s´accélère et se diversifie
Au cours du XXème siècle, les techniques d´immunisation ont connu des progrès sans précédent, et qui se poursuivent. Plus de 22 nouveaux vaccins ont ainsi été introduits depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Aujourd´hui, la vaccination est capable de prévenir 26 maladies infectieuses. Les programmes de vaccination ont profondément transformé le visage de la médecine préventive dans le monde entier avec des résultats notables, sur des pathologies telles que la variole, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.
Au cours des 20 dernières années, la vaccinologie est devenue une discipline de haute technologie associant de multiples compétences. Les vaccins se conçoivent et se produisent de plus en plus à partir des biotechnologies, tant pour la découverte de nouvelles cibles à atteindre sur les microorganismes infectieux, que pour les méthodes de production. De plus en plus de vaccins sont produits par génie génétique.
Avec 24 % du chiffre d´affaires consacré à la recherche et au développement, l´activité vaccin des entreprises du médicament est une des plus dynamiques en terme d´innovation.
Deux vaccins majeurs seront bientôt à la disposition du public :
- le vaccin contre le rotavirus, à l´origine des diarrhées aiguës du nourrisson, qui permettra de diminuer les cas graves conduisant à l´hospitalisation,
- le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV Human Papillomavirus), impliqué dans le développement des cancers du col de l´utérus. Ce vaccin sera donc un vaccin préventif d´un cancer, assurant une protection efficace sur 70 % des cancers du col de l´utérus, pour une maladie dont la prévalence est massive (2ème cancer de la femme dans le monde).
De nombreux autres vaccins préventifs actuellement en cours de développement seront mis à la disposition des praticiens et du grand public, en France, dans les prochaines années.
La recherche vaccinale s´oriente également à plus long terme vers la mise au point de vaccins thérapeutiques dans des pathologies infectieuses comme le sida, mais aussi non infectieuses comme le cancer, la maladie d´Alzheimer et les pathologies rhumatismales.
Le vaccin, qui représente moins de 2 % du marché mondial des médicaments, constitue un apport majeur en santé publique. Le rôle de la France, des industries du médicament françaises et européennes, est particulièrement important dans ce secteur : 90 % de la production des vaccins mondiaux est réalisée en Europe, et 2/3 de la recherche. Le pôle vaccin français est précurseur en terme d´intégration des biotechnologies et peut constituer un modèle d´excellence de la chaîne du médicament, maillant l´ensemble des acteurs de la recherche fondamentale à la production.
Conférence de presse du 17 juin 2010 [+]
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9 Septembre 2010 17h00Industries de Santé : Attractivité et Compétitivité de la France - Les Résultats d'une enquête exclusive
Colloque 9 Septembre 2010 17h00Colloque « Industries de santé : Attractivité et compétitivité de la France » Résultats d’une enquête exclusive |
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