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Discours argumentaires

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Charte de la visite médicale

Position des Entreprises du Médicament (Leem) à propos du rapport IGAS sur l'information des médecins généralistes.

05/11/2007

L’IGAS n’appréhende pas la contribution positive des Entreprises du Médicament à l’information sur l’innovation thérapeutique et l’importance des progrès accomplis en ce domaine, menée en association étroite avec les pouvoirs publics.

L’IGAS s’est auto-saisie d’une étude sur la visite médicale qui aboutit à un nouveau rapport s’efforçant de démontrer de façon univoque que l’information des médecins par les Entreprises du Médicament induit de leur part une prescription inadaptée.
Cette mise en cause de l’indépendance de la prescription du corps médical appelle des remarques de méthode et de fond qui enlèvent sa crédibilité à ce document très partial.

- Les auteurs du rapport ne sont en aucun cas eux mêmes des experts indépendants ayant mené un travail d’investigation complet et objectif sur la problématique sérieuse de l’information médicale. Le rapport s’abrite derrière l’autorité publique pour délivrer une charge contre l’action de l’industrie et sa légitimité, pour des raisons d’opposition de principe à l’initiative privée en ce domaine.

- On notera surtout la contradiction fondamentale de l’IGAS qui s’en prend à l’industrie quand elle visite les médecins alors qu’elle recommande cette voie pour l’Assurance Maladie et l’action publique. L’IGAS ne retient que le caractère promotionnel de la visite médicale alors que celle-ci constitue un mode d’information directe sur les innovations, sur les bénéfices risques d’un médicament et son bon usage, apprécié largement des médecins (cf. sondage Ifop*). Le fait qu’elle soit menée par l’industrie n’enlève rien à sa justesse et à son utilité, d’autant qu’elle est totalement contrôlée.

- La thèse du rapport est l’excès d’influence qu’aurait l’industrie sur la prescription médicale, via la visite et les autres modes d’information, d’où il tire des conséquences sur le niveau de consommation des patients. On rappellera que les études sur ce dernier point démontrent que ce niveau est très variable selon les pathologies et qu’il y a aussi de nombreux besoins médicaux non satisfaits dans notre pays ; il dépend du taux de couverture médicale, le plus élevé en France, de notre niveau de prise en charge financière, très important, et d’une culture médicale du soin. Mais notre pays a des indicateurs de santé publique meilleurs que d’autres, sachant qu’on observe une convergence des niveaux de consommation de santé dans les pays comparables, ce qui correspond à une demande sociale générale et à un progrès souhaitable.

- Le rapport fait l’impasse sur le fait que l’information médicale est conduite sous le contrôle strict des autorités de santé qui en décident toutes les conditions et les termes et régulent aussi sa pression. Il sous-estime le fait que l’industrie n’a cessé de faire évoluer sa pratique, en élevant la formation des professionnels et leur contrôle au travers de la charte et de la certification de la visite médicale.

- Pour autant, la question de la qualité de l’information des médecins en matière d’innovation thérapeutique est un sujet d’intérêt collectif sur lesquels l’ensemble des acteurs doit continuer d’œuvrer pour que l’impératif du « juste soin » s’impose de mieux en mieux. Les Entreprises du Médicament réitèrent la proposition exprimée par Christian Lajoux, président du Leem, lors de la dernière Semaine « Le médicament parlons-en ! », en faveur d’une table-ronde qui organise une stratégie nationale de bon usage, allant de campagnes d’éducation à la sécurisation des sites sur la santé, et qui réponde aux attentes, posées légitimement par les associations de patients, de consommateurs et tous les professionnels de santé

Un certain nombre de propositions contenues dans le Rapport IGAS méritent d’être étudiées dès lors qu’elles favorisent la qualité globale de la pratique médicale et la santé publique, objectif qui est aussi la mission même des Entreprises du Médicament. C’est pourquoi on peut regretter que l’IGAS préconise une limitation a priori des actions d’information de l’industrie alors que l’enjeu est d’accompagner l’évolution de sa pratique pour qu’elle s’insère de mieux en mieux dans le sens d’une politique de santé publique qui reste très perfectible en France. Les Entreprises du Médicament rappellent qu’elles sont les plus légitimes pour exposer la réalité de leur médicament et qu’elles le font avec la responsabilité complète qui est la leur, dans un cadre de régulation et de progrès auquel elles ne cesseront d’apporter leur contribution positive. C’est dans cet esprit qu’elles appellent à sortir des a-priori et dénigrements et à construire une vision de santé collective qui installe le rôle et la responsabilité de chaque acteur, pour une chaîne du soin qui mette l’intérêt du patient au dessus de tout.

* L’opinion du corps médical sur l’information des Entreprises du Médicament est positive, selon un sondage Ifop Leem. Le rapport de l’IGAS à ce sujet ne constitue pas une réflexion objective d’experts sur l’information des médecins en matière de médicaments.

PJ : - Sondage Ifop Leem sur la perception des Entreprises du Médicament par les médecins
- Etude académique sur les pratiques de l’industrie (Professeur J.J. Zambrowski, ESCP)


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