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les patients et leur medicament

Pourquoi n’a-t-on pas trouvé un traitement contre tous les cancers?

"Cancer" est un terme général appliqué à un grand groupe demaladies qui peuvent toucher n’importe quelle partie de l’organisme. Il résulte demultiples évènements qui aboutissent à une modification du programme cellulaire et à une multiplication cellulaire incontrôlée. Chaque cancer est unemaladie différente. Une règle générale: plus le cancer est diagnostiqué tôt,meilleures sont les chances de survie.

Aujourd’hui
Les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du colon et du sein sont chaque année les plus meurtriers. L’un des traits caractéristiques du cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui, au-delà de leur délimitation normale, peuvent envahir des parties du corps adjacentes et essaimer dans d’autres organes – formant ce qu’on appelle des métastases. Elles sont la principale cause de décès par cancer. Dans les pays développés, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et la surcharge pondérale sont identifiés comme les principaux facteurs de risque.
LE CANCER: 7,9 MILLIONS DE DÉCÈS EN 2007, SOIT 13% DE LA MORTALITÉ MONDIALE[3]
Ce que l’on sait
Le cancer est une maladie multifactorielle dont la fréquence augmente avec l’âge. Il résulte de l’interaction entre facteurs génétiques et agents extérieurs pouvant être classés en trois catégories :
• les cancérogènes physiques – rayonnement ultraviolet ou ionisant ;
• les cancérogènes chimiques – amiante, composants de la fumée du tabac, aflatoxine (contaminant des denrées alimentaires) ou arsenic (polluant de l’eau de boisson) ;
• les cancérogènes biologiques – infections dues à certains virus, bactéries ou parasites.
Nous adaptons nos traitements aux nouvelles définitions du cancer
> Nous perfectionnons nos traitements actuels en...
- empêchant que la tumeur ne détourne les vaisseaux sanguins à son profit afin de la priver durablement d’oxygène et de nutriments : molécules antiangiogenèse;
- aidant l’organisme à activer ses défenses immunitaires contre une tumeur : vaccins anti-récidive;
- tentant de réveiller la “mort cellulaire” des cellules cancéreuses.
> Nous accompagnons la révolution en cours : l’intérêt du dépistage précoce et la montée en puissance de la biologie du cancer vont permettre le ciblage thérapeutique. “On ne parlera plus de cancer du poumon, mais de cancer de telle ou telle partie du poumon, liée à tel ou tel gène, d’où de nouvelles définitions de la maladie”[4]
> La France participe au Consortium international sur le génome du cancer (CGIC)[5], qui vise à produire et à partager des données sur le génome d’une cinquantaine de types de cancer au cours des 10 années à venir.
Une épidémie mondiale: en l’absence de progrès, 17,5 millions de décès en 2050[6].

3. Rapport OMS 2007.
4. Libération. Avril 2007. Interview du Pr Dominique Marininchi, président de l’InCA.
5. Le Monde. 31 mai 2008. “Un consortium décrypte la signature génétique de 50 types de cancers”.
6. Le Monde. Ibid.


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