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les patients et leur medicament

Le traitement hormonal de substitution est-il dangereux?

Le traitement hormonal de substitution (THS) jouit d’une mauvaise réputation depuis la publication d’une étude américaine en 2002. Depuis lors, beaucoup de femmes ménopausées se sont détournées du THS. Des études récentes[42] ont permis de faire la part des choses[43].
Aujourd’hui

Le THS est présenté sous deux formes hormonales (oestrogènes seuls ou avec un progestatif) et deux formes d’admission (orale, patch). Il est prescrit pour atténuer ou éliminer les manifestations secondaires de la ménopause comme l’ostéoporose. Indéniablement efficace, le THS a pourtant montré des effets secondaires importants : AVC et accidents thromboemboliques veineux notamment. Des études américaines[44] et britanniques[45] ont démontré une augmentation du risque de cancer du sein. Compte tenu de toutes ces informations, le THS est en recul dans tous les pays développés et des femmes l’ont abandonné[46].
EN 2002, 2MILLIONS DE FEMMES PRENAIENT UN TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF[50] (THS)

Ce que nous savons

Les travaux de l’étude Mission[47], entre autres, permettent de faire la part des choses.

  • Le THSoestrogénique ne semble pas favoriser le cancer du sein, contrairement aux THS oestroprogestatifs, qui en augmentent légèrement le risque selon la durée du traitement.
  • Le THS permet de prévenir la perte osseuse[48].
  • En revanche, il augmente le risque d’accident thromboembolique veineux, en particulier sous sa forme orale (le risque est plus faible avec le patch)[49].

Nous améliorons le traitement, mais nous ne le préconisons pas systématiquement

  • L’industrie du médicament a développé un THS à base de progestérone naturelle micronisée (associée à un oestrogène) par voie cutanée, qui apparaît moins cancérigène et augmentemoins le risque thromboembolique.
  • Nous insistons sur le fait qu’une femme qui ne ressent pas le besoin d’un traitement ne doit pas être orientée vers la prescription. Toutefois, pour les candidates, il semble clair que le THS doit être prescrit le plus tôt et le moins longtemps possible, ce qui augmente son efficacité et réduit le risque des effets secondaires.
  • Le THS est à éviter pour les femmes ayant des antécédents cancéreux et/ou cardio-vasculaires.
  • Face au problème de l’ostéoporose, d’autres traitements médicamenteux ont fait leurs preuves parmi lesquels les SERMs, les biphosphonates…

130000 personnes souffrent de fractures dues à l’ostéoporose, en France, chaque année.
42. Étude E3N et étude Esther.
43. Ibid.
44. Étude “Women’s health initiative” parue dans le Jama, Vol. 288 n° 3, 17 juillet 2002.
45. Étude “Million women study”, parue dans The Lancet 2003 ; 362 : 419-427.
46. “Hormones : le THS met-il en danger la santé des jeunes ménopausées ?”, Le Point, Anne Jeanblanc, juin 2006.
47. http ://www.etudemission.org, http ://www.senioractu.com/Menopause-allons-nous-vers-une-rehabilitation-du-THS-
_a8604.html, et synthèse bibliographique.
48. Mise au point “Le traitement hormonal de la ménopause”. Afssaps. Juin 2006.
49. Communiqués de l’Afssaps sur le THS du 30 janvier et du 8 août 2003 ; recommandations aux praticiens pour la prise en
charge des femmes ménopausées, Académie nationale de médecine, 2 décembre 2003 ; The Lancet 2003 ; 362, n° 9382 :
428-432.
50. Afssaps. Ibid.


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