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la recherche de médicaments

Faut-il obligatoirement tester les futurs médicaments sur l’animal?

Les entreprises du médicament font tout pour réduire au minimum les essais sur les animaux, mais en l’état actuel des connaissances, l’expérimentation animale reste nécessaire. Par ailleurs, des lois strictes encadrent les pratiques expérimentales sur les animaux.
Aujourd’hui

En l’état actuel des connaissances, l’utilisation des animaux dans la phase préclinique reste incontournable. Les effets, le mode d’action et la toxicité d’un candidat médicament doivent être évalués sur l’animal afin de minimiser les risques lors de la première administration chez l’être humain. Compte tenu des similarités entre l’espèce humaine et certaines espèces animales, les résultats des expériences effectuées chez l’animal permettent souvent de tirer des conclusions valables pour l’homme.
MOINS DE 0,2% PROPORTION DES SINGES (MACAQUES) PARMI LES ANIMAUX UTILISÉS

Ce que l’on sait

Les chercheurs ont principalement recours aux rongeurs (rats et souris), qui représentent 87% du nombre total d’animaux, soit plus de 1,9million sur les 2,2millions utilisés en 2001. Le choix du rat ou de la souris est souvent privilégié car ce sont les espèces qui sont les mieux définies sur le plan génétique et pour lesquelles les données scientifiques de référence sont les plus nombreuses. Enfin, il y a des cas où une espèce est la seule qui permette d’étudier une maladie: c’est le cas de certains primates pour l’étude du sida ou pour le contrôle de vaccins.
Nous recherchons des méthodes alternatives

  • De nouvelles méthodes n’ont cessé d’apparaître pour diminuer le recours à l’animal (imagerie, modèles cellulaires in vitro…). En 10 ans, elles ont permis de diminuer de 40% le nombre d’animaux que la recherche utilise.
  • En France comme en Europe, plusieurs textes ont été adoptés pour réglementer les conditions d’utilisation des animaux (loi du 10 juillet 1976).
  • Dès 1959, avant tout encadrement légal, la règle des “3R” a été énoncée afin de s’assurer que la santé et le bien-être des animaux utilisés en recherche n’étaient pas menacés :
  1. R comme Raffinement : les protocoles doivent être étudiés afin de minimiser la souffrance animale avant, pendant et après l’expérience;
  2. R comme Réduction: les expériences doivent être conçues de façon à utiliser le moins d’animaux possible;
  3. R comme Remplacement : quand c’est possible, on doit éviter d’avoir recours à l’expérimentation animale.
  • L’industrie pharmaceutique a été l’un des principaux contributeurs à la mise en place du concept des “3R”, notamment par sa recherche de méthodes alternatives (culture cellulaire, modélisation).

“Une science sans cruauté est une bonne science et le meilleur moyen d’atteindre ce but est l’application rigoureuse des 3R.” Rex Burch[11]
11. Rex Burch, microbiologiste anglais. Auteur avec William Russell en 1959 du livre “The principles of human experimental
technique”.


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vignette C.P. 17 juin 2010

Conférence de presse du 17 juin 2010 [+]

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