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L'économie du médicament

Le médicament creuse-t-il le déficit de l’Assurance maladie?

Le déficit de l’Assurance maladie s’est creusé ces dernières années. Contrairement à une idée reçue, la part du médicament dans les dépenses de santé est restée relativement stable, le médicament jouant même un rôle important et méconnu dans une meilleure gestion du budget hospitalier.
Aujourd’hui

Chaque Français a dépensé, en 2007, 2563 euros en moyenne de soins et de biens médicaux[2]. Le déficit de l’Assurance maladie est passé de 1,6 Md d’€ en 2000 à 4,4 Md€ en 2008. Mais la crise économique et le déficit de recettes associé pourraient porter ce déficit à 9,4 Md€ en 2009, selon les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale.
Un déficit structurel qui s’explique chaque année par une croissance des dépenses plus élevée que celle des recettes.
LES DÉPENSES DE MÉDICAMENTS REPRÉSENTENT 19% DES REMBOURSEMENTS DE L’ASSURANCE MALADIE DU RÉGIME GÉNÉRAL EN 2008

Ce que l’on sait

En 2007, au chapitre des dépenses[3] : l’augmentation de la consommation de médicaments (+ 4,4%), des soins ambulatoires (+ 5,5%) et des soins hospitaliers (+ 3,9%). Au chapitre des recettes: elles sont assurées par les cotisations sociales
étroitement liées à l’activité économique (part en baisse) et les impôts (part en hausse) affectés aux dépenses de santé (CSG). Dans tous les pays développés, la consommation de médicaments progresse structurellement plus vite que le PIB. Les Français sont les champions de la longévité des pays développés, résultat à rapprocher d’une consommation de médicaments, certes importante, mais qui suit au mieux les recommandations de bonnes pratiques internationales[4].
Nous proposons des réformes structurantes

  • Les Entreprises du Médicament sont engagées auprès des autres acteurs de santé pour résorber le déficit de l’Assurance maladie.
  • Le médicament a joué un rôle majeur et méconnu à l’hôpital, en permettant de diminuer la durée des séjours et en améliorant la qualité des soins journaliers : une source d’économies.
  • S’il est possible de “responsabiliser” les Français pour un meilleur usage du médicament, il ne faut pas oublier que 15% d’entre eux mobilisent 60% des remboursements de l’Assurance maladie. Ce sont les malades en ALD (affections de longue durée), dont les médicaments sont remboursés au taux de 100%.

32 affections de longue durée (sida, Parkinson, Alzheimer, diabète…) ouvrent droit à une prise en charge à 100%.

2. Comptes nationaux de la santé. 2007. A. Fenina, Y. Geffroy. Série statistique n° 126. Septembre 2008. Diffusion Drees.
3. Évolution de la consommation entre 2006 et 2007.
4. Étude Pr Le Pen / Dr Rouilière-Lelidec. “Consommation de médicaments : y a-t-il une spécificité française?”. Leem.
Juin 2007.


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Bilan économique 2009 des Entreprises du Médicament en France

vignette C.P. 17 juin 2010

Conférence de presse du 17 juin 2010 [+]

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