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Contrefaçon : la mobilisation des Entreprises du Médicament

23/02/2010

L’industrie recherche aujourd’hui des solutions technologiques visant à garantir la traçabilité des produits et travaille avec les pharmaciens pour sécuriser la distribution.

La contrefaçon de médicaments tue et entraîne des conséquences graves pour la santé des personnes trompées. Il est difficile de se défendre contre cette activité criminelle organisée, qui utilise tous les vecteurs à sa disposition, Internet notamment. L’industrie recherche aujourd’hui des solutions technologiques visant à garantir la traçabilité des produits et travaille avec les pharmaciens pour sécuriser la distribution.

Aujourd’hui :

La contrefaçon est une infraction lourdement sanctionnée. Des médicaments surdosés, sous-dosés, sans principe actif, voire toxiques circulent dans le monde presque impunément. La contrefaçon concerne aujourd’hui en grande majorité les pays émergents et la vente sur Internet. Mais le développement progressif des importations parallèles légales de médicaments au sein de l’Europe favorise également le circuit des médicaments contrefaits. Dans les pays en développement, les médicaments qui font le plus souvent l’objet de contrefaçons sont ceux qu’on utilise contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/sida. Dans les pays développés, la contrefaçon concerne le plus souvent des médicaments coûteux tels que les hormones, les corticoïdes et les antihistaminiques.

LA CONTREFAÇON CONCERNE AUJOURD’HUI 10% DU MARCHÉ MONDIAL, SOIT 45 MILLIARDS DE DOLLARS (Source : OMS)

Ce que l’on risque :

Les médicaments contrefaits sont étiquetés frauduleusement de manière délibérée pour en dissimuler la nature et/ou la source. La contrefaçon peut concerner aussi bien des produits de marque que des produits génériques, et les médicaments contrefaits peuvent comprendre des produits qui contiennent les principes actifs authentiques mais un emballage imité, ou d’autres principes actifs, aucun principe actif ou des principes actifs en quantité insuffisante. Au mieux, l’utilisation régulière de médicaments de qualité inférieure ou contrefaits entraîne un échec thérapeutique ou favorise l’apparition d’une résistance; mais, dans bien des cas, elle peut être mortelle.

Nous recherchons toutes les solutions possibles pour enrayer ce fléau

--- Nous sensibilisons les patients à la nécessité d’acheter leurs médicaments uniquement en pharmacie.
--- Nous cherchons en parallèle des solutions technologiques qui permettront de distinguer le vrai médicament du faux, d’assurer des contrôles qualité et de garantir la traçabilité de ces produits. Le Leem travaille avec les entreprises et l’Efpia pour développer l’utilisation d’un outil commun de traçabilité en Europe (Data Matrix 2D). Il est testé actuellement en Suède.
--- Un premier laboratoire anti-contrefaçon vient d’être inauguré en France: il analyse les produits et répertorie toutes les suspicions de faux médicaments (*).

Dans certains pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, jusqu’à 30% des médicaments disponibles sont contrefaits.

(*) Laboratoire central anti-contrefaçon. LCAC.Tours. Inauguré le 8 septembre 2008.

En téléchargement : le dossier de presse "Contrefaçon de médicaments"


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